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Abbé Éric, Père exorciste
Père Éric
Sous-Diacre de l'Église Catholique Gallicane

Histoire de l'Église Gallicane de France

L’Église Catholique Gallicane : c’est l’Église de France.

C’est L’Église Catholique de notre pays (Gallia = la Gaule =
la France) qui enseigne depuis les temps les plus anciens la
même foi en notre Seigneur Jésus le CHRIST, sans rien ajouter
ou enlever comme on le voit faire aujourd’hui.

C’est L’Église de BOSSUET, de FENELON, ni moderniste, ni
intégriste, elle est l’ancienne Église des Rois de France dite
Église des Gaules, c'est-à-dire l’authentique Église
Traditionnelle de nos parents et arrières grands-parents.

Après la Révolution Française de 1789, et son cortège de terreur
qui décima une grande partie du Clergé, face à une Église
concordataire soumise au pouvoir civil et à la mise au pas du
Vatican, ce fut l’Empereur Napoléon I, qui fit rétablir l’Église Catholique Gallicane dans ses droits et prérogatives, lorsqu’il invita Sa Sainteté le Pape Pie VII à signer le concordat entre la France et le Vatican le 15 Juillet 1801, (lequel concordat resta en vigueur jusqu’en 1905).

Règlement des rapports de la France avec le Saint Siège et de l’Etat Français avec l’Église, en vigueur jusqu’à la loi du 9 décembre 1905 ; laquelle abrogea ce règlement par la mise en place de la séparation de l’Église et de l’Etat, et l’établissement d’une loi civile sur la constitution des associations dites cultuelles, pour les différencier des associations dites culturelles nées de la loi du 1er Juillet 1901.

Mais ce fut Mgr François CHATEL (1795 – 1857) qui reprit le flambeau des libertés Gallicanes et dirigea l’Église Catholique Française (c’était à l’époque le nom de l’Église Gallicane).

Ensuite de 1904 à 1911 (donc pendant la séparation de l’Église et de l’Etat) ce fut Mgr Jules HOUSSAY qui en devint le Primat (plus connu sous le nom d’écrivain et de théologien religieux à travers son nom littéraire d’Abbé JULIO, dont les livres sont une référence en matière de tradition religieuse).

A sa mort, c’est Mgr Louis François GIRAUD qui fut Primat de l’Église Catholique Française qui repris son ancien nom soit : Église catholique Gallicane, dont il devint le Primat.
Depuis, voici la liste des Primats de l’Église Catholique Gallicane

  • Mgr Isidore JALBERT-VILLE de 1950 à 1957
  • Mgr Joseph PONCELIN D’ESCHEVANNES de 1957 à 1970
  • Mgr Guy Patrick TRUCHEMOTTE de 1970 à 1987
  • Mgr Dominique PHILIPPE depuis 1987
    Archevêque Catholique Gallican de Paris, sous sa Primatie, il réunit des Evêques suffragants avec leur Clergé ainsi que des Evêques ralliés à la tradition Catholique, parmi lesquels (par ordre Alphabétique) :
    • Mgr André BAUWELEERS – Evêque pour la Belgique
    • Mgr Damien DIEFENTHAL – Evêque d’Alsace-Lorraine
    • Mgr Franck-William SCHAFFNER – Evêque de Provence – Méditerranée
      (Fondateur et Primat de l’O.R.S.A depuis 1979 et de l’E.E.U. depuis 1998)

Ainsi que de très nombreux Prêtres en France et en Europe jusqu’en Afrique avec notamment 3 paroisses Catholiques Gallicanes au Cameroun.

Saint Padre Pio

Les origines : Catholiques, Apostoliques et Gallicanes

Catholique

En ce sens qu’elle professe la même foi que l’Église Catholique Apostolique Romaine ; les 2 Églises (Catholique Romaine et Catholique Gallicane) ayant la même origine et la plupart de ses Prêtres et de ses fidèles en sont issus. Les Prêtres Gallicans d’aujourd’hui sont en général d’anciens Prêtres Catholiques Romains, qui suite au Concile Vatican II souhaitent conserver la tradition de L’Église et le maintien du Sacré. Il n’y a donc aucune ambiguïté, nous sommes bien des Catholiques, mais nous ne dépendons pas de la hiérarchie Romaine, car nous sommes affiliés à la hiérarchie de l’Église Catholique Gallicane ou Traditionnelle, tout en respectant la primatie d’honneur de Sa Sainteté le Pape.

Apostolique

Elle est présidée par un Primat (dont la table de succession remonte aux Apôtres) qui a nécessairement reçu l’intronisation d’Archevêque pour être chef d’Église et recevoir l’allégeance de ses Evêques suffragants, lesquels le considèrent comme leur Primat, à ce titre il porte le Pallium des chefs de juridiction religieuse.

A l'instar de l’Église Catholique Apostolique et Romaine, l’Église Catholique Gallicane est présidée par un Primat, lequel par respect et déférence envers Sa Sainteté le Pape a refusé le titre et la fonction de Patriarche, se contentant d’être l’Archevêque Primat de l’Église Catholique Gallicane, comme cela se pratique dans la tradition religieuse.

C’est donc l’Archevêque Primat, avec la collégialité des Evêques suffragants, qui dirige l’Église par le ministère des Prêtres en Paroisse ou en mission. Leur légitimité indiscutable remonte, par une succession ininterrompue (VALIDE-LICITE et CANONIQUE) jusqu’aux Apôtres et au CHRIST lui-même. Nos tables de successions Apostoliques établissent une transmission du sacerdoce depuis les temps Apostoliques (Epoque historique des Apôtres qui établissent l’Église du CHRIST) jusqu’à nos jours.

Gallicane

En France, il est de notoriété historique que l’Église Catholique Gallicane a été créée par le Roi Saint Louis (Louis IX) sur les principes édictés par les pragmatiques sanctions, puis approuvée par le Roi Charles VII en 1438, et enfin définitivement déclarée Église de France et ancienne Église des Gaules en 1682 par le fameux Evêque BOSSUET sous le règne du Roi-Soleil Louis XIV, après la Révolution Française, son particularisme s’est pérennisé sous le label GALLICAN

Liturgie – Profession de Foi et Sacrements

Le concile Vatican I en 1870 a certes reconnu le dogme de l’Immaculée Conception, mais a aussi imposé celui de l’infaillibilité Pontificale ; ce que l’Église Catholique Gallicane de France (Église traditionnelle des Rois de France respectant la tradition Gallicane) a très mal vécu puisqu’elle a demandé à conserver sa tradition Catholique, mais d’être relevée de toute filiation à la juridiction de l’Église Catholique de Romaine. Ce qui a été entériné au Concile Vatican II (1962 – 1966) où face à l’abandon par l’Église Catholique Romaine du Latin et de la Sainte Messe de saint Pie V, de très nombreux Prêtres et Evêques Catholiques Romains, pour rester fidèles à la foi Catholique traditionnelle ont demandé leur rattachement à la juridiction religieuse de l’Église Catholique Gallicane.

L’Église Catholique Gallicane a pour profession de foi le symbole des Apôtres, défini par les 1er et 2ème Conciles œcuméniques de Nicée et de Constantinople (en l’an 325 et 381), et complété par les professions de foi des Pères de L’Église. Elle reconnaît donc comme siens tous les dogmes qui ont été définis par l’Église, depuis les temps Apostoliques jusqu’au Concile Vatican I en 1870.
Rien en conséquence ne différencie dans ce domaine, l’Église catholique Gallicane de L’Église Catholique Romaine, hormis la discipline imposée au clergé en fonction du synode Gallican. Donc notre Église Catholique Gallicane maintient la Sainte Messe en latin et en français, selon le rite de saint Pie V ; et prie chaque jour en faisant prier pour le Très Saint Père, sa Sainteté le Pape Jean Paul II (que nous aimons, respectons et vénérons tout particulièrement) ainsi que les Papes qui le succèderont, don le nom est cité en premier aux intentions de Messes.
Il semblerait donc par respect de la Liturgie traditionnelle de l’Église d’occident voulu par Rome depuis 1530, que nous soyons plus Catholiques que certains qui se disent Catholiques, lesquels ont semble t-il sur le plan de la liturgie et du sacré abandonné la tradition Catholique, tout en maintenant des dogmes parfois un peu obscurs. En outre, par la validité et la légitimité des consécrations de son Apostolique et nul ne peut donc, de bonne foi mettre en doute la validité des sacrements qu’elle confère.

Magistère de L’Église, vie privée et éthique morale

L’Église Catholique Gallicane accepte pour le sacerdoce, d’incardiner des prêtres ex Catholiques Romains (célibataires mais pouvant se marier s’ils le souhaitent en devenant Gallicans) ou non Romains (mariés ou célibataires) ou provenant d’Églises sœurs, et de former à la prêtrise des hommes mariés ou vivant maritalement ou voulant rester célibataires. Rappelons pour mémoire que jusqu’en 1097 (juste après le grand schisme de 1053 qui sépara l’Église d’Orient – les Byzantins – d’avec l’Église d’Occident : les Romains qui formaient jusqu’à cette date l’Église Une et Universelle du 1er millénaire), le clergé Catholique Romain était marié (comme le clergé Orthodoxe) et qu’il a fallu attendre le Concile du Latran 1251, pour imposer le célibat dans l’Europe Catholique.
En fait la vie privée des fidèles comme celle des ecclésiqtiques ne nous regarde pas (à condition expresse de ne pas toucher aux enfants qui sont les créatures sacrées de Dieu), et nous préférons rayonner les valeurs Chrétiennes de la civilisation la plus harmonieuse possible, dans la tolérance, la fraternité et le respect d’autrui, tout en préservant le sacré et la tradition.

Conclusion

Catholique Gallican oui, mais Catholique Romain non par respect du sacré et de la tradition sans fanatisme ni sectarisme, car nous reconnaissons toutes les Églises du CHRIST et pratiquons l’œcuménisme selon la formule de saint augustin : L’Unité dans la diversité.